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Beni: les acteurs de paix et de sécurité renforcent leur collaboration pour prévenir les violences


A l’initiative du Forum de Paix, qui collabore avec Research Initiatives for Social Development (RISD) et Peace Direct (PD), les autorités étatiques de base ; les responsables des forces armées de la République Démocratique du Congo ; les responsables l’armée ougandaise (UPDF) présent au Congo ; le bureau des affaires civiles, le Bureau conjoint des nations unies aux droits de l’homme ; les membres des organisations locales intervenant dans la thématique système d’alerte précoce et réponse rapide ; les membres des organisations locales intervenants dans la thématique consolidation de la paix ; les leaders de la société civile ; les leaders de la jeunesse ; le peuple minoritaire, tel que les pygmées, les leaders des associations féminines ; ont été dans un atelier ayant pris 3jours de réflexion.


En effet, c’est depuis le début de l’année 2023, que le Forum de Paix et ses deux partenaires cités ci-haut mettent en œuvre des activités liées au projet de recherche dénommé : « Pamoja Kwa Amani Ya Beni », une collaboration locale pour renforcer la prévention des conflits et la consolidation de la paix à Beni ville et territoire. C’est dans ce cadre-là que, cet atelier a été programmé entre le 29 et 1er juillet 2023 dans la ville de Beni.



Il visait à identifier d’une manière collective, les principaux obstacles à une coordination et collaboration efficace entre différents acteurs de la prévention des conflits dans la région de Beni ; les mettre en relation afin d’identifier les canaux efficaces de collaboration, et transformer leurs relations hostiles en encourageant les interactions, le dialogue, la concertation et la communication régulière, tout en établissant des rapports de confiance mutuelle.


Des séances de réflexions (travaux en carrefour)


Au premier jour, 4groupes ont été constitués dont le premier était constitué de la police, des FARDC, de UPDF et de la MONUSCO ; le deuxième groupe était composé uniquement des femmes ; le troisième groupe constitué des membres des organisations communautaires (les jeunes et association humanitaire) et le quatrième composé des comités locaux de paix.


Le premier exercice auquel ces acteurs ont été soumis a consisté à identifier des diviseurs (sources de tensions et de méfiance) entre les différents acteurs de la prévention des atrocités à Beni. Plusieurs sources de tensions ont été énumérées dont les principales sont : « La non-prise en compte, la négligence ou le faible suivi et la mauvaise orientation de certaines alertes lancées par la population ; Le manque de suivi des résolutions des précédents forums de paix organisés dans la zone ;Le sens moins élevé de confidentialité de certains membres des services de sécurité ; La peur de représailles (les personnes qui livrent certaines informations sensibles ou qui dénoncent les malfrats ne bénéficient pas de la protection des services de sécurité) ; La faiblesse de l’appareil judiciaire conduisant à l’impunité et à l’injustice. Après avoir commis des crimes, certains malfrats sont libérés sans avoir eu à purger leurs peines ; La non-implication de la population dans la recherche de la paix », pour ne citer que cela.



Après identification de ces obstacles, les participants ont réfléchis sur des « meilleurs canaux de collaboration et de coordination entre les différents acteurs de sécurité ainsi que les organisations locales œuvrant dans la thématique Système d’Alerte Précoce et Réponse Rapide ».


Ensuite des mécanismes de collaboration en vue d’améliorer la communication et la confiance entre les différents acteurs de la prévention à Beni ont été énumérés. C’est à l’issu de ce point que des propositions des pistes de solution aux lacunes et obstacles actuels à une coordination et une collaboration efficaces entre les acteurs locaux et internationaux de la prévention des atrocités dans la région de Beni ont été avancées.



Les participants ont cités notamment : « La formulation des recommandations réalistes et réalisables lors de la tenue des rencontres similaires à cet atelier ; La nécessité ; pour chaque partie prenante à la mission de construction de la paix de jouer sa partition ; La promotion d’un dialogue franc entre les parties prenantes ; L’importance, pour toute la population, de se ranger du côté du gouvernement et des services de sécurité dans cette lutte contre les forces négatives présentes dans la zone », pour ne citer que ce A noter que cet atelier RAP (Recherche Action Participative) avait pour objectifs : de mettre en relation les acteurs locaux de la prévention des atrocités avec les principales parties prenantes internationales (comme la MONUSCO, l’armée ougandaise) afin d'identifier les canaux efficaces de collaboration ;Transformer des relations hostiles entre les acteurs de sécurité, les acteurs civils de la prévention, les autorités étatiques, ainsi que certains acteurs internationaux notamment la MONUSCO ainsi que les organisations internationales présentes à Beni en encourageant les interactions, le dialogue, la concertation et la communication régulière, tout en établissant des rapports de confiance mutuelle.


Service de Communication

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