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Libération des membres de la Task force: Entre la frappe et la négociation, qu’est-ce qui prime?



Au total 8 membres de la Task force présidentielle sont entre les mains de la milice CODECO de Djatsi-Sud, en province de l’Ituri (est de la RDC) depuis le 16 Février 2022. Ils y sont allés pour une mission officielle visant à persuader ces rebelles à adhérer au processus de désarmement. Depuis, des démarches sont en cours pour obtenir leur libération. C’est notamment des négociations engagées avec les miliciens par la Task force présidentielle appuyée par d’autres partenaires comme indiqué dans son communiqué datant du lundi 21 Février 2022.


Cependant, cette option corroborée par plusieurs organisations de défense des droits humains basées à l’est de la République Démocratique du Congo est critiquée par bonne partie de l’opinion publique. Cette opinion suppose que les rebelles qui écument l’est du pays notamment des miliciens CODECO, profitent de la faiblesse du gouvernement central de la RDC pour faire la loi. Mais à l’analyse de l’Association Africaine de Défense des droits de l’Homme (ASADHO/NORD-KIVU) par exemple, il y a lieu de parler plutôt d’une imprudence de la part du gouvernement Congolais.


Cette organisation membre du Forum de Paix, regroupant les activistes de paix et du développement encourage la Task force présidentielle à privilégier cette voie de dialogue. Car pour elle, à l’heure actuelle mixer cette voie à l’option militaire serait une façon d’exposer à la mort ses 8 membres détenus par les miliciens CODECO.


« On ne peut pas parler de la faiblesse du gouvernement central mais plutôt d’une imprudence de sa part. Cela se justifie par le fait d’avoir envoyé cette délégation (les membres de la Task force) sur terrain pendant que l’option militaire était également en cours. Une telle mission devrait se passer pendant le cessez-le-feu. Voilà pourquoi pour libérer ces otages, l’option militaire est inopportune. Il faut privilégier le dialogue en vue de limiter les dégâts car ouvrir le feu sur les ravisseurs risque d’exposer les otages à la mort », a laissé attendre Maître Henri Ngavo président de l’ASADHO/NORD-KIVU.


Le porte-parole de cette délégation présidentielle, Pitsou Iribi a fait savoir que les négociations avec les miliciens CODECO évoluent bien. Celui-ci a rassuré d’ailleurs dans son communiqué que ces négociations sont à la phase de finalisation sans en donnée un moindre détail. Il a aussi démenti toute démarche visant à obtenir la libération des membres de la Task force par le paiement d’une quelconque somme d’argent.


La milice CODECO est une organisation mystico-militaire qui prétend défendre les membres de la communauté Lendu. D’après les Nations Unies et les autorités congolaises, ces miliciens sont à l’origine de la plupart des violences actuelles en Ituri. Les ex-chefs de milice Thomas Lubanga et Germain Katanga qui sont parmi les 8 otages ont purgé des peines respectivement de 14 et 12 ans de prison décidées par la CPI pour des crimes commis en Ituri, alors que Floribert Ndjabu était resté en prison en RDC pendant 5 ans pour une affaire d’assassinat de neuf Casques Bleus.


Service de Communication


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