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Terrorisme à Beni : L’ONU joue-t-elle son rôle dans la lutte contre ce fléau ?

 


 

C’était la sixième commémoration de la journée internationale du souvenir, en hommage aux victimes du terrorisme, ce 21 août 2023. Depuis 2017, par sa résolution A/RES/72/165, l’assemblée générale des Nations-Unies a décidé de proclamer cette journée, afin d’honorer et de soutenir les victimes et les survivants du terrorisme. Cette journée permet aussi de promouvoir et protéger le plein exercice de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux. 

 

A Beni, au Nord-Kivu, le Forum de Paix, une ONG de paix et de développement pense qu’à travers cette journée, le gouvernement Congolais, les états membres de l’ONU, devraient regarder et écouter les victimes du terrorisme. En plus, raconter la façon dont elles utilisent leur expérience et leur parcours pour créer des changements significatifs et positifs en sensibilisant aux conséquences à long terme du terrorisme et en rendant hommage à ceux qui ont perdu la vie, voire ceux dont la vie a été bouleversée par les actes terroristes.


L’ADF, fléau de Beni (échantillon 2021-2023)



Le groupe armée dénommé « Forces Démocratiques et Alliés », ADF n’est pas nouveau. Depuis 2014, les membres de ce mouvement terroriste reconnu affiliée à l’état islamique selon les experts de l’ONU le 11 Mars 2021, s’attaquent aux populations civiles dans plusieurs agglomérations situées en région de Beni, au Nord-Kivu (partie est de la République Démocratique du Congo) voire au centre même de cette ville. Ses cycles de violences se poursuivent jusqu’à nos jours dans cette zone.



En 2021 par exemple1, les fêtes de fin d’année étaient « tragiques » en ville de Beni suite à un attentat à la bombe. Ce fut au centre-ville de Beni, dans la soirée du Noël, le 25 Décembre, lorsque les rebelles de l’ADF avaient commandités cette attaque dans un restaurant très fréquenté (In Box). Au-moins 8 personnes y avaient laissées leurs peaux y compris le Kamikaze. 20 autres personnes y étaient sorties avec des blessures graves.

Ce jour-là, l’on pouvait voir des corps démembrés et leurs parties projetées à plusieurs mètres du lieu d’impact et des têtes coupées. Une scène horrible qui a révolté les autorités militaires et policières de l’état de siège qui ont décidé d’enfermer la population durant cette période des fêtes. 

C’est une lourde mesure d’instaurer un couvre-feu qui a été prise. D’abord dans la ville de Beni à partir de 19heures puis à 20heures dans les villes de Goma et Butembo où les taxis-motos devraient également cesser de circuler à partir de 19heures, avait décidé le gouverneur de la province du Nord-Kivu après le drame.



Exemple2, le 15 Janvier 2023, une église pentecôtiste congolaise a été frappée par une attaque à la bombe au poste frontalier de Kasindi à plus ou-moins  de 84 kilomètres de la ville de Beni, au Nord-Kivu. 15 personnes ont été tuées aux côtés d’une septantaine autres personnes blessées. Lors de cette attaque, les ADF ont utilisés un engin explosif pour tuer les civils à cette région frontalière avec l’Ouganda, en proie à des violences meurtrières des groupes armés


Exemple3, dans la nuit du 8 au 9 mars 2023, une autre attaque des rebelles ADF, affiliés au groupe Etat islamique, avait fait 40 morts dans les villages de Mukondi et Mausa proches l’un de l’autre dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Les victimes avaient été exécutées par manchettes sans bruits et armes en feu, avaient rapportés au Forum de Paix, Arsène Mumbere, chef du village Mukondi. Et à Mausa, les corps des victimes avaient été retrouvés calcinés dans des maisons incendiées.


Du rôle des  Nations-Unies dans la lutte anti-terrorisme


Les victimes et les survivants du terrorisme doivent trop souvent lutter pour faire entendre leur voix, obtenir une assistance et faire respecter leurs droits. Celles-ci se sentent en effet oubliées et négligées une fois que les conséquences immédiates d'une attaque terroriste s'estompent, ce qui peut aggraver leur traumatisme.

 

Certains États Membres ne disposent pas des ressources et des capacités nécessaires pour répondre aux besoins des victimes du terrorisme à moyen et à long terme, ce qui rend parfois difficile leur rétablissement et leur réintégration dans la société.

 

Selon la charte des Nations-Unies signé le 26 juin 1945 à San Francisco, la responsabilité première de soutenir les victimes du terrorisme et de défendre leurs droits incombe aux États Membres. Les Nations Unies ont un rôle important à jouer pour les aider à mettre en œuvre la Stratégie antiterroriste mondiale en soutenant les victimes, en renforçant les capacités en créant et en soutenant des réseaux d'organisations de la société civile, en particulier les associations de victimes du terrorisme, et en encourageant les États Membres à promouvoir, protéger et respecter les droits des victimes.

L’ONU s’emploie à fournir des ressources, à mobiliser la communauté internationale et à mieux répondre aux besoins des victimes du terrorisme, lit-on dans la charte entrée en vigueur le 24 octobre 145.


Très inquiet des actes de terrorisme qui propagent un ensemble d'idéologies haineuses et continuent de blesser, de nuire et de tuer des milliers d'innocents chaque année, le Forum de paix appelles les états membres de l’ONU d’assumer leur responsabilité en cette matière. Cette ONG de paix et de développement recommande également au gouvernement congolais d’instaurer un mécanisme d’encadrement des victimes des actes terrorismes en région de Beni.

 

Service de Communication  

 

 

  

 

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